C’est presque un métier d’art. Une spécialité transmise depuis près de 45 ans comme les recettes de famille. Le Chrome dur fait miroiter les pièces les plus usées. Du chemin de fer à l’aviation en passant par l’agroalimentaire et l’automobile, si les pièces et les machines brillent, c’est sans doute que l’entreprise de Saint-Étienne-du-Rouvray est passée par là…
« Notre entreprise existe depuis les années 60 et aujourd’hui, plus que jamais, notre activité s’inscrit dans l’air du temps. Le chromage permet de faire du neuf avec du vieux et prolonge la durée de vie des matériaux. Plus durable, on ne peut pas. Les pièces sont baignées dans du chrome et toujours selon une technique artisanale. Avec le procédé poly-glace, nous arrivons à créer des surfaces pareilles à des miroirs. Ce qui a changé en 40 ans ? Rien, excepté les personnes. Ce métier demande une vraie technicité. On ne travaille pas en série mais avec des pièces uniques. La technique ? Le chrome dur est un dépôt électrolytique que l’on applique sur l’acier, la fonte, les alliages en aluminium ou en cuivre en couches plus ou moins épaisses. Nous travaillons pour l’industrie automobile (1,5% de notre chiffre d’affaires) en chromant notamment les machines-outils du secteur. PSA, Renault ou Valeo comptent parmi nos clients. Si l’on connaît la crise ? Pas vraiment. Notre profession est unique et il n’existe pas beaucoup de concurrence. Les savoir-faire complexes ne se transmettent pas à la chaîne. »