Les Minéraux industriels de Gaillon transforment de la baryte, du dioxyde de manganèse, des oxydes de fer, et de l’oxyde de magnésium en poudres utilisées pour la fabrication des pièces détachées pour voitures. Créée en 1956, l’entreprise a subi les remous du secteur mais a su garder la barre haute.
« Depuis 55 ans, notre métier est toujours le même : nous transformons les minerais bruts pour qu’ils deviennent matières premières pour les industriels. Mais nos procédés ont évolué avec les exigences de nos clients. Les minerais proviennent du monde entier, de l’Afrique australe à la Scandinavie en passant par le Brésil ou l’Afrique du nord. Notre équipe d’une douzaine de personnes traite environ 15 000 tonnes de minerais chaque année. Régulièrement, nous investissons dans de nouveaux équipements pour répondre aux demandes émergentes. On reçoit des minerais bruts sous forme rocheuse de 10 à 12 cm de diamètre que nous réduisons en poudres de quelques microns ou en granulés d’à peine 8 mm pour permettre aux différents fabricants de les intégrer dans leurs procédés. Des exemples ? La baryte joue le rôle d’insonorisant dans les moquettes d’automobile. L’oxyde de fer noir est ajouté aux moules de fonderie pour améliorer la précision des pièces de blocs moteur coulées. L’oxyde de fer rouge en poudre teinte les pare-brise en vert ou en noir... Nous sommes en quelque sorte le premier maillon de la chaîne automobile. Les premières pierres ! »