Créé en 1974, Véron International appartient depuis 1987 au groupe français GMD, qui possède 42 usines sur le territoire. Fait rare dans la région, elle a, face à la crise, pris le contrepied de ses concurrents en abandonnant progressivement les petites séries de ses clients historiques pour se recentrer exclusivement sur le secteur automobile.
« Ce recadrage de l’activité, achevé fin 2009, nous a permis de pouvoir répondre pleinement aux besoins très spécifiques de ce secteur, tout en améliorant notre productivité. Aujourd’hui, Véron International travaille à 99% pour le secteur automobile, essentiellement pour Renault, qui représente à lui seul 80% de notre chiffre d’affaires, et pour PSA.
L’essentiel de notre activité consiste à fabriquer, c’est-à-dire découper ou emboutir, des petites pièces métalliques, comme des pièces moteurs ou des pièces de carrosserie destinées à être soudées lors de la constitution du squelette de la voiture. Nous réalisons sur place l’intégralité du travail à partir d’une simple bobine d’acier, depuis la conception des outillages, et la présentation des échantillons initiaux, jusqu’à l’industrialisation des pièces. Seul le traitement de surface est sous-traité.
Nous avons un bureau d’études intégré, qui compte 15 personnes (soit près de 15% de notre effectif) et qui travaille pour l’ensemble du pôle découpage automobile du groupe.
Notre projet phare est le W10, un véhicule électrique du groupe Renault. Nous réalisons actuellement les outillages ; les premières pièces sont prévues courant 2011, et nous devrions entrer en production en 2012. C’est un gros projet ! Renault est très optimiste sur les volumes attendus. »